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Se laisser vivre

 

Cet article a des allures d'édito du numéro du mois de mai d'un magazine qui serait ma petite vie. Vous suivez ?

Nous démarrons le mois de mai et je suis particulièrement enthousiaste. Mon projet de webzine me pompe tout mon fric et mon énergie, mais arrive encore à m'exciter, j’aligne les gombos* pour arrondir les fins de mois du coup, je n'arrive toujours pas à stopper mes orgies de bonbons Verquin et de MnMs, et je suis toujours aussi désordonnée. Vu comme ça ce n'est pas la gloire, mais comme j'ai la pêche...

Mon truc : Me laisser vivre.

Dis comme ça on pourrait croire que je prône le laisser-aller, mais non. En fait je prends littéralement la vie comme elle me vient. Quand elle est rude, je retrousse les manches, plus paisible, je mets un débardeur et je me la coule douce. Le principe est de prendre ses responsabilités et de se montrer le plus pragmatique possible. Quand on n'y peut rien, inutile de se prendre la tête et de râler ou se morfondre. Mais si au contraire on peut changer la donne dans une situation qui ne nous convient pas, on fonce.

En avril, je me suis faite taper sur les doigts pour une maladresse, j'ai dû interrompre deux collaborations par principe, j'ai procrastiné sur des procédures administratives, j'ai eu la flemme au bureau. En avril, plus qu'auparavant, j'ai compris combien il était parfois important non seulement de déléguer des charges, mais de déléguer à la bonne personne. J'ai aussi compris qu'il fallait précisément définir les tâches en fonction des objectifs quand on délègue, respecter le travail de nos collaborateurs. J'ai compris en plus qu'il ne fallait pas se limiter à faire ce qu'on nous a demandé si on peut proposer mieux. En avril, j'ai compris qu'il fallait faire attention à ce qu'on dit, comment on le dit, et à qui on le dit. En avril, plus qu'auparavant, j'ai compris à quel point il est indispensable d'être entouré non seulement de compétences, mais plus encore de belles personnalités. 

Visite de l'exposition BAZOUAM

Visite de l'exposition BAZOUAM. Photo : Junior (mon petit frère)

Du coup je débute le mois de mai avec des aménagements et je me sens bien. Le plus dur est d'identifier ce qui fonctionne et ce qui fonctionne moins. Là c'est fait. Il ne m'a pas fallu faire un bilan ou une sorte de retraite pour faire le point. Les expériences sur le coup vous édifient davantage, enfin dans mon cas. Je me laisse vivre. Je fais ce que j'ai à faire. Parfois il ne faut pas chercher trop loin. 

Ah oui ! C'est mon week-end entre les villes de Bassam et Adiaké qui a inspiré ce petit billet. Il résume assez ma pensée.

Arrivée à Grand Bassam le samedi matin, j'ai consacré ma journée à la farniente (Manger, rire avec famille, et dormir). Le dimanche, mon petit frère et moi avons visité de bon matin, l'expo BAZOUAM au village des artisans avant de passer du temps avec Armand Gauz, un artiste ivoirien remarquable. Mes collègues m'ont retrouvé et nous avons profité de la chaleur pour faire trempette. Nous avons ensuite marché du quartier France au rond-point après avoir marqué un stop sur le trajet alors que l'ouverture du festival "Emoi du Jazz" suivait son cours. On aurait pu rentrer dormir, mais on a choisi à 20H de négocier avec un taxi communal pour qu'il nous conduise à Adiaké. Il y avait le concert de clôture du FEMUA (Festival de la Musique Urbaine d'Anoumabo). Une entreprise qui nous a bien amusés durant le trajet, plus qu'inquiétés au final. Nous sommes rentrés à 4H épuisés et ravis d'avoir mis notre petit projet fou à exécution. On a fait les choses qu'on voulait et qui n'engageaient que nous. Mon mois débute donc bien. Je suis rentrée à Abidjan au top de ma forme.

Je vais continuer à me laisser vivre, essayer de diffuser des ondes positives parce qu'il n'y a que comme ça qu'on en attire, et réduire les grignotages. 

On est déjà nés de toutes façons. Vivons bien. Faisons honneur à la vie.

*Gombo : Boulot en freelance

Photo à la une : Roméo (Mon collègue)

 

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3 Comments - Se laisser vivre

orphelie May 03, 2017

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;)

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