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Complètement hors thème, mais si bien !

 

Récemment, j’annonçais une sortie à l’île Boulay organisée par les associations Train and Travel et Afric Art. Culturiche était partenaire média.

Elle s’est tenue le 27 mai. Enfin ! Elle DEVAIT se tenir hier. Et puis la météo ayant le dernier mot, l’organisation a dû y renoncer par prudence. La pluie ne discontinuait pas depuis six heures de matin. Alors qu’on devait embarquer à 9 heures, nous étions encore assis au kiosque de l’embarcadère de Vridi, nous demandant ce qu’il adviendrait de notre plan.

Mais Bénédicte avait une solution. Elle n’avait pas l’air découragée quand elle nous annonçait qu'il fait renoncer à l’île Boulay. Moi je ne réalisais pas bien. Je n’y avais jamais été. J'attendais vraiment cette sortie. L’alternative ? La forêt du Banco ou le domaine Bini. Finalement ça a été la deuxième option.

Qui nous suit ? Levez la main.

Les 98% déterminés du petit groupe se sont donc engouffrés dans voitures personnelles et taxis. Direction le domaine privé sur l’autoroute du nord, à la sortie de Yopougon, commune d’Abidjan.

Moi je suis déphasée. Dès le départ je faisais cas d’anecdote en puissance. Il se trouve que j’avais bêtement omis le sens du mot RANDONNEE. J’étais en pantalon léger à motifs colorés et débardeur jaune citron, des sandales fermées en pagne baoulé de chez Samarra. Tout le monde était en tenue de sport, paire de baskets aux pieds, prêts pour les 10 kilomètres de randonnée annoncées. Quelle étourdie je faisais ! A la vérité mon cerveau avait fait une sélection malsaine. Il avait bloqué sur le côté île, plage, piscine, cadre paradisiaque… J’avais même un bikini sous ma tenue d’été. On en a ri et puis Léa, une des participantes m’a prêté (offert) ses claquettes en caoutchouc. 

C’est Yacoub et Marilyne de Trip in Africa qui nous font la gentillesse de nous prendre dans leur voiture. Nous rions beaucoup sur le chemin en envisageons faire l’impasse sur la randonnée au domaine. Le mood n’y est plus et puis le temps gris nous donne la flemme.

Mais une fois sur place, il change. Depuis 2015 où je le découvrais, le domaine Bini a plutôt changé. Plusieurs tables à manger taillées de façon brute dans des troncs d’arbres composent avec des installations récréatives. Il y a des appâtâmes, des cabanes dans les arbres, et l’importante verdure environnante. Avec Jean Yves mon collaborateur, nous faisons quelques prises de vues avant de rejoindre le groupe. On nous sert du coco en guise de bienvenu et puis nous suivons le guide. Il s’appelle Raymond.

Raymond nous accompagne dans l’une des expériences les plus excitantes pour la plupart d’entre nous. C’est en plein cœur d’une forêt authentique que nous plongeons. La pluie s’est arrêtée mais reste menaçante. Le sol est mouillé, la forêt est très humide. Nous suivons un sentier, et durant le parcours le guide nous en apprend des cocasses et des scientifiques sur les plantes, les fruits, les arbres. Ma tenue n’est toujours pas adaptée, mais je ne suis pas seule. C’est vache, mais je suis ravie d’avoir une amie étourdie qui est en sandales. On glisse souvent, des branches nous égratignent, des fourmis magnans tentent une escalade sur mes jambes, mais ça va. On passe tous un très bon moment à en croire les voix chantantes, les blagues, et les shoots enthousiastes.

Dans cette nature imposante, je me sens bien. L’air est respirable, l’énergie positive. Nous avons un accès réduit au réseau. Nous sommes déconnectés des turbulences de la ville et de ses distractions addictives. Plus d’une heure de marche de fous rires et de brèves frayeurs durant lesquels nous apprenons à nous connaître aussi.

Mes moments forts sont la traversée de la rivière à pieds, le bain d’argile, et le buffet cuisiné par les cuisiniers du domaine. J’y ai découvert en digestif, le banddji chaud au poivre. Mais quel délice, quelle réconfort…

J’ai hâte de revivre des aventures comme celles-ci, Le genre qui vous imposent d’être spontanés et qui vous apportent découvertes et détente. Je suis rentrée la peau douce comme un bébé après m’être gommé le corps à l’argile et m’être rincer dans la rivière (inédit). J’étais rassasiée, K.O, et reconnaissante aussi, avec le sentiment d’être une exploratrice intrépide (rires).

Nous publierons des capsules vidéos de la randonnée sur les réseaux sociaux de www.culturiche.com.

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